A propos

Une histoire de temps

 

Présentation, genèse et organisation de Projet Sigil

Projet Sigil… Drôle de nom, pas vrai ?! Moi je l’aime bien. Il a du sens ! Pas pour toi sans doute. Mais il a au moins le mérite de l’honnêteté ! C’est un projet. Une ébauche, une esquisse, à peine plus qu’une idée… Mais il faut bien commencer quelque part et tant pis pour les incertitudes !

L’objectif, lui au moins, est relativement clair : préserver et partager une partie de mes souvenirs de joueur au travers de récits écrits.

Pas très engageant hein ?

Encore un blog qui va aligner tests ennuyeux et fan fictions mal écrites…

Ouais… C’est le risque.

Mais il faut voir le bon côté des choses. Lire, c’est un bon moyen de faire passer le temps au bureau. Pas mal hein ? Sauf si on a une conscience professionnelle, évidemment… Alors ce sera la lecture du soir, pour aider à dormir. C’est important aussi de bien dormir.

Lire, c’est aussi un bon moyen de prolonger le plaisir du jeu et ça, pour un passionné, ça n’a pas de prix. Si tu as déjà traîné sur un fil de discussion sur tel ou tel jeu en te disant « Bordel, dès que je rentre, je le réinstalle celui-là », tu comprendras ce que je veux dire. C’est ça que je cherche, et Projet Sigil, c’est un peu mon fil de discussion personnel.

Bien. Assez discuté. Il est temps de dérouler ma petite histoire (attention, je sors les violons).

Aussi loin que remonte ma mémoire, les histoires sont là. Les jeux vidéo aussi. Ils ont bâti mon imaginaire. Aujourd’hui, même si les responsabilités de l’âge adulte ont succédé à l’insouciance des premiers jours, rien n’a vraiment changé. Mes rêveries s’accommodent bien de la réalité. J’ai toujours été un… rêveur pragmatique.

Mais le temps file et elle est révolue depuis longtemps, cette époque où je pouvais jouer des heures sans interruption ! Et puis ma fille est née et il a fallu se rendre à l’évidence, la vie elle-même complotait pour m’empêcher de jouer !

Ma fille… mais il en faudrait bien davantage pour me faire abandonner ma passion des jeux vidéo ! Hahaha (oui, je suis démoniaque) ! Et puis je plaçai en elle de grands espoirs, rêvant secrètement du jour où nous parcourrions ensemble les vastes étendues du monde virtuel… Mais pour ça, il lui faudrait un guide, un mentor, qui soit capable de l’aider à distinguer le chaotique neutre du neutre strict, la loot box de l’extension, le T-RPG du STR… Bref, quelqu’un qui l’aime. Cette mission, c’est la mienne.

Mais comment transmettre, alors que le temps s’écoule, sans se préoccuper ni de mes nuits (trop courtes) ni de mes jours (étrangement courts eux-aussi) … ni des souvenirs qu’il efface…

Où allais-je trouver le temps de continuer à jouer ? Question lancinante.

J’envisageai de multiples réponses : tôt le matin (mais j’aime trop dormir), tard le soir (mais il faut se lever le matin), à l’heure de midi (mais il faut se nourrir) … Le problème paraissait insoluble et, à vrai dire, il l’est !

J’ai essayé de trouver un truc. Genre une drogue capable d’altérer ma perception du temps (de façon constructive), ou une machine à voyager dans le temps. Tout ce que j’ai trouvé c’est un ocarina, mais comme je ne sais pas en jouer, je ne suis pas très avancé.

J’ai alors pris la décision qui me semblait la plus simple : jouer sans jouer. Ecrire sur le jeu, pour jouer au-delà du jeu.

Malin. A condition d’oublier qu’écrire, ça prend du temps.

Ce que je désirais, ce n’était pas rédiger de simples résumés, ni des tests, mais plutôt retranscrire tout ce qui concourrait à donner une vie, une âme à un jeu. Nous étions en décembre 2015 et le Projet Sigil, qui n’était encore qu’une vague idée, commençait sa lente gestation. Ce n’est qu’en juin 2017 que Projet Sigil a vu le jour sur internet.

Il m’a ensuite fallu plusieurs mois de réflexion, d’essais, de ratés, pour trouver ma voie. Il me fallait un fil conducteur capable de m’inspirer et de me canaliser. Ce n’est qu’en mai 2018, après de longues hésitations, que je parvins enfin à résumer mon concept en trois mots : Jouer. Voyager. Rêver. Chacune de ces trois catégories devait, à sa façon, m’offrir la possibilité de raconter, d’archiver, et de partager mes expériences de joueur.

La catégorie Jouer a un statut particulier. Elle représente ce que je ne voulais pas faire, c’est-à-dire des tests de jeux. On en trouve pléthore et l’exercice m’ennuie. Mais j’ai fini par comprendre qu’il faudrait en passer par là pour faire vivre Projet Sigil : des écrits courts, capables de rendre compte de l’essentiel des jeux auxquels je joue.

Plutôt que des tests, je préfère rédiger des avis (des « Impression(s) » comme je les appelle) où je garde une trace de l’histoire racontée, assortie de quelques notes sur le gameplay et d’une mention « mémorable » ou « oubliable ». Dans bien des cas, c’est suffisant.

Avec la deuxième catégorie, Voyager, on rentre au cœur du projet. Il s’agit tout simplement de porter à l’écrit l’intégralité d’une partie. Cela demande un investissement considérable et je ne pourrai appliquer ce traitement qu’à une poignée de jeux. Les meilleurs évidemment.

La troisième catégorie, Rêver, est la suite naturelle de Voyager. Il s’agit d’écrire le jeu à la façon d’un roman. Certains parleront de fan fictions, d’autre de novélisation… peut-importe. Ce qui m’intéresse, c’est le lien entre le journal du joueur et celui de son avatar, c’est l’aller-retour entre les points de vue, la façon dont l’un justifie les actions de l’autre… Ce traitement vaut essentiellement pour les jeux qui se prêtent au jeu de rôle (et je ne parle pas exclusivement de RPG, d’ailleurs certains ne le permettent pas).

Eh bien, je crois que c’est assez. Inutile d’en rajouter. C’est déjà trop long, trop maladroit. Pour tout le reste, il y a le formulaire de contact ! N’hésite pas.

A bientôt,

Lure