A propos

Une histoire de temps

 

Présentation, genèse et organisation de Projet Sigil

 

Projet Sigil… drôle de nom, c’est vrai. Je l’aime bien. Il a du sens pour moi. Pour toi, il a au moins l’honnêteté d’énoncer un point essentiel. Tout cela n’est qu’un projet. Ses origines sont floues, sa forme changeante, sa fin incertaine… seuls ses objectifs demeurent relativement clairs : préserver et partager mes souvenirs de joueur au travers de récits écrits.

Ah ! Rien d’autre que des fan fictions et des tests ennuyeux !

Il y a sans doute un peu de cela, oui. Mais il pourrait y en avoir davantage. Pour le savoir, il faudra lire.

Lire, lire, lire… Oui, oui, je sais… c’est parfois fastidieux. Mais c’est une façon plutôt agréable de passer le temps au bureau. Quant à savoir pourquoi il faudrait me lire moi… eh bien, c’est une question délicate et, très honnêtement, je n’en sais rien. J’essaie simplement de proposer quelque chose que j’aurai voulu trouver ailleurs…

Bien. Allons-y maintenant !

Aussi loin que remonte ma mémoire, les histoires sont là. Les jeux vidéo aussi. Ensemble, ils ont bâti ce pont vers… Ailleurs. Rien de tout cela n’a vraiment changé, même aujourd’hui, alors qu’à l’insouciance des premiers jours ont succédé les responsabilités de l’âge adulte. Mes rêveries s’accommodent bien de la réalité. J’ai toujours été un… rêveur pragmatique.

Mais le temps passe. Egal à lui-même, il s’écoule sans se préoccuper ni de mes nuits (trop courtes) ni de mes jours (étrangement courts eux-aussi). Ni des souvenirs qu’il efface…

Le temps file… Elle est révolue depuis longtemps cette époque où je pouvais jouer des heures sans interruption ! Mais ce n’est qu’après la naissance de ma fille, en 2015, que j’ai véritablement pris la mesure du temps qui passe. A l’évidence, la vie elle-même complotait pour m’empêcher de jouer !

Une petite fille… ma fille… Mais il en faudra plus pour me faire abandonner ma passion ! Hahaha ! De plus, je plaçai en elle de grands espoirs, rêvant secrètement du jour où nous parcourrions ensemble les vastes étendus du monde virtuel… mais pour cela, il lui faudrait un guide, un mentor, qui lui enseignerait la différence entre le chaotique neutre et le neutre strict, entre la loot boxe et l’extension, entre le T-RPG et le STR… Bref, quelqu’un qui l’aime. Cette mission, c’est la mienne.

Restait cependant cette question lancinante. Où trouver le temps de jouer ?

J’envisageai de multiples réponses : tôt le matin (mais j’aime trop dormir), tard le soir (mais il faut se lever le matin), à l’heure de midi (mais il faut se nourrir) … Le problème paraissait insoluble et, à vrai dire, il l’est !

J’ai donc essayé d’adopter une approche différente. Ecrire mon expérience de joueur devait être une façon de la prolonger au-delà du jeu, de la faire vivre différemment et, in fine, de la partager. Ce que je désirais ce n’était pas de rédiger de simples résumés, ni des tests, mais plutôt retranscrire tout ce qui concourait à donner une vie, une âme, à un jeu. Nous étions en décembre 2015 et le Projet Sigil, qui n’était encore qu’une vague idée, commençait sa lente gestation. Ce n’est qu’en juin 2017 que Projet Sigil a véritablement vu le jour sur internet.

Il m’a ensuite fallu plusieurs mois de réflexion, d’essais, de ratés, afin de déterminer la forme que je voulais donner à ce projet, et tandis que je m’efforçais de trouver un fil conducteur, j’oscillais entre ambitions grandioses et réalisme étriqué. Il me fallait une ligne directrice tout à la fois capable de m’inspirer et de me canaliser.

En mai 2018, après de longues hésitations, je parvins enfin à résumer mon concept en trois mots : Jouer. Voyager. Rêver. Chacune de ces trois catégories devait, à sa façon, m’offrir la possibilité de raconter, archiver et partager mes souvenirs.

La première catégorie, Jouer, contiendra essentiellement des écrits courts, détachés, dans lesquels je me contenterai bien souvent de ne donner qu’un simple avis.

La deuxième, Voyager, donnera lieu à des développements plus vastes. On y lira le détail de ma progression, des réflexions sur l’écriture, le level design, des astuces, des interrogations… Bref, ce sera un véritable journal de joueur qui rendra compte de l’essentiel des pensées qui m’auront traversé durant mon voyage virtuel.

La troisième enfin, Rêver, rassemblera les récits romancés tirés des jeux qui m’auront particulièrement inspiré. Certains y verront de simples fan fiction, d’autres des tentatives de novélisation… peu importe. Il s’agit de transcrire la façon dont mon esprit, mon imagination, ont traduit le jeu auquel je jouais.

Ces trois catégories sont indépendantes les unes des autres mais peuvent se révéler complémentaires. Il est par exemple tout à fait envisageable (et intéressant) d’écrire et de mettre en parallèle le journal du joueur et celui (fictif naturellement) de son avatar tout en rédigeant une petite note relative à une mécanique de jeu particulière. Chaque catégorie traduit un degré d’engagement différent dans le jeu.

Eh bien, je crois que nous touchons au but. Les voilà exposés, les objectifs et les origines du Projet Sigil ! Inutile d’en rajouter. Tout cela est déjà bien trop long, bien trop maladroit… Pour tout le reste, il y a le formulaire de contact.

A bientôt,

Lure