A propos

Projet Sigil

Projet Sigil, c’est un projet d’écriture sur le jeu vidéo qui vise à retranscrire et à garder trace de mes expériences vidéoludiques. C’est un peu une façon d’archiver ma mémoire de joueur, en même temps qu’une tentative de partager avec d’autres ce que m’auront inspiré petites histoires et grandes aventures du jeu vidéo.

Dans le fond, il s’agit simplement de retomber en enfance, de se raconter des histoires et de se souvenir que notre imagination se moque des limitations techniques et qu’un jeu, même vieillissant, même raté, peut nous faire rêver… Un peu comme ce morceau de bois, pourtant pas très droit, qui n’avait rien à envier ni à Excalibur ni à Kusanagi et que je brandissais fièrement en courant dans les bois. Magie des premiers jours…

J’en reviens à mon Projet Sigil.

Le site s’articule autour de trois catégories : Jouer, Voyager et Rêver qui racontent toutes la même histoire mais d’une manière différente.

La première, qui sera mise à jour chaque semaine (c’est le plan), se contentera le plus souvent de lister les jeux auxquels je joue et de prendre note de ma progression. Cette chronique sera assortie de notes et de commentaires personnels mais son intérêt restera, disons-le franchement, relativement limité. Elle aura tout de même l’avantage de conserver une trace des jeux auxquels je me serai essayé et, éventuellement, elle pourra susciter quelques réactions de ta part.

Peut-être ajouterai-je aussi à cette chronographie quelques mots sur l’illustration qui ne manquera pas de l’accompagner et sans doute évoquerai-je également les jeux auxquels j’aurai voulu jouer si j’en avais eu le temps.

La deuxième donnera lieu à des développements plus vastes sur des jeux choisis. On pourra y lire le détail de ma progression, des réflexions sur la direction artistique, la qualité de l’écriture, des astuces, des interrogations… Bref, ce sera un véritable journal de joueur qui rendra compte de l’essentiel des pensées qui m’auront traversé durant mon voyage virtuel.

La troisième partie, enfin, rassemblera les récits romancés de jeux qui m’auront particulièrement inspiré. Certains y verront de simples fan fiction, d’autres des tentatives de novélisation… je ne sais pas. Seul compte à mes yeux l’effort d’imagination nécessaire pour produire ce genre de récit car c’est par cet effort que l’on devient capable de dépasser le simple cadre du jeu et d’en faire une aventure véritablement unique (parce que tout est affaire de perception).

Comment s’y retrouver ?

Excellente question. Voici quelques remarques relatives à l’architecture du site pour te guider :

  • Chaque catégorie (et donc, naturellement, l’ensemble de son contenu) est directement accessible depuis le menu supérieur droit (Jouer/Voyager/Rêver).
  • Chaque catégorie est complémentaire des deux autres, pour autant, il reste possible de les lire indépendamment les unes des autres. A chacun de choisir les lectures qu’il préfère.
  • Tous les article de la catégorie Jouer sont intitulés ainsi : Chronographie[1] – Semaine du jour/mois au jour/mois/année.
  • Tous les articles de la catégorie Voyager sont intitulés ainsi : Trials of the Luremaster[2] – Titre du jeux #X ou X est le numéro d’ordre de l’article (utile lorsqu’un jeu s’étale sur plusieurs articles).
  • Les articles de la catégorie Rêver n’ont accepté de se faire enfermer dans aucune convention de nommage. Il faudra s’y faire (mais le titre du jeu auquel se rapporte l’article sera systématiquement visible au-dessus de l’intitulé de l’article.
  • Le plan du site qui permettra d’obtenir une image précise des articles publiés et de leurs sujets contiendra des liens pour rejoindre des articles ou des catégories d’articles. En théorie.

La genèse du Projet Sigil

Le jeu vidéo est un loisir chronophage. Or, plus le temps passe, plus il passe vite et aujourd’hui, il me manque (non, non, je n’ai pas de cancer en phase terminale, merci de t’en soucier !). La vie suit son cours et il a bien fallu que je me rende à l’évidence : elle est belle et bien révolue cette époque où je pouvais jouer des heures (des jours peut-être ?) sans m’interrompre autrement que pour satisfaire quelques besoins élémentaires (pas de jugements hâtifs s’il te plaît ! N’avons-nous pas chacun nos vices ?!).

Tempus fugit.

Le temps file.

Ce constat, difficile parfois, a fini par s’imposer dans ma vie lorsque qu’est né mon premier enfant. La vie semblait bien décidée à mettre des bâtons dans les roues du joueur que j’étais et, un temps, j’envisageais même de renoncer à ma passion pour le jeu vidéo (d’accord, ça n’a pas duré plus de vingt-quatre heures…) mais soyons sérieux, ce n’était tout de même pas un bébé de moins de trois kilos, fut-il le mien, qui allait me faire abandonner mon loisir préféré ! En outre, je nourrissais de grands espoirs pour ce petit être, espérant secrètement qu’il parviendrait un jour à terrasser le terrible Sephiroth, réussissant par là même où j’avais échoué[3]… mais pour cela, il aurait besoin d’un mentor, d’un guide, d’un père bienveillant qui lui indiquerait la route à suivre jusqu’à ce fameux Cratère Nord. Cette mission, naturellement, m’incombait ! Il m’était impossible de renoncer à mon devoir de père (note mon abnégation) et il fallait donc que je continue de jouer. Je suis sûr que tu le comprends parfaitement.

Quoiqu’il en soit, avant que l’enfant ne soit prêt à affronter son destin, il faudrait l’entourer de mille attentions, l’aider à grandir, lui apprendre à distinguer le chaotique neutre du neutre strict, le jumelage du multi-classage, la loot boxe de l’extension. Bref, l’aimer.

Après de longs mois passés à la recherche d’un nouvel équilibre, j’en vins à la conclusion que s’il fallait jouer moins, il faudrait jouer mieux. Restait cependant à définir quelles formes revêtirait ce « mieux ». Jouer plus, sur chaque instant volé ? Jouer moins, au bénéfice de l’immersion ? Survoler ou approfondir ? L’un comme l’autre demanderait du temps et, encore une fois, tout semblait se résumer à cela. Le temps. Où en trouver ?

J’imaginais alors que, pour gagner de ce précieux temps, il me suffirait de cesser de faire et refaire des titres que j’avais déjà terminé maintes fois par le passé. L’idée, évidente de simplicité, ne me séduisait pas. Refaire, c’était faire revivre. Faire revivre un morceau d’enfance, faire revivre des émotions, des souvenirs. Faire revivre, c’était rêver à nouveau.

N’existait-il donc pas un moyen, même imparfait, de figer tout cela en un lieu que je pourrais ensuite visiter à loisir !?

Verba volant, scripta manent.

Les paroles volent, les écrits restent.

Encore une locution latine. Un classique. Une réponse. Pourquoi, en effet, ne pas coucher sur papier le témoignage de mes voyages virtuels ?! Ne serait-il pas alors possible d’accéder en tout temps et en tout lieu à ces aventures et à leurs trésors ? Si, sans doute que si… par ailleurs, relire irait bien plus vite que rejouer. L’affaire paraissait entendue. J’allais rédiger des récits d’aventures à partir de mes jeux favoris. Mais pas n’importe comment ! Non ! Il ne s’agissait pas de produire un résumé simpliste (d’autres s’en sont chargés depuis longtemps) mais bien de retranscrire un univers, des personnages et tout ce qui concourait à donner une vie et une âme au jeu. Nous étions en décembre 2015 et le Projet Sigil commençait sa lente gestation. Ce n’était encore qu’une vague idée que je baptisais Tempus Fugit. En juin 2017, le projet, rebaptisé Sigil en référence à la Cité des Portes, prenait forme sur Internet.

Il me fallut ensuite plusieurs mois de réflexion, d’essais, de ratés, afin de déterminer la forme que devrait prendre ce projet et tandis que je m’efforçais de trouver un fil conducteur, j’oscillais entre ambitions grandioses et réalisme étriqué. Il me fallait une ligne directrice tout à la fois capable de m’inspirer et de me canaliser.

Enfin, en mai 2018, je parviens à résumer mon concept en trois mots : Jouer. Voyager. Rêver. Mais il me fallut encore plusieurs mois pour affiner ma démarche et arriver au présent résultat. Témoignages de ces hésitations, je conserve aujourd’hui dans mes archives pas moins de cinq versions différentes de la page Accueil, trois de la page A propos ainsi qu’une bonne demi-douzaine de journaux sur mes activités de joueur (le plus ancien est daté de 2015 mais j’ai également retrouvé des embryons de récits porté sur papier datant, je crois, de 2012). A cela, on peut ajouter des récits divers (une quinzaine environ, traitant de jeux aussi variés que Golden Sun ou Wasteland 2) comptant de quelques centaines de mots à peine à plusieurs dizaines de millier mais dont la forme ne correspond pas (ou plus) à ma conception actuelle du Projet Sigil.

Nous sommes aujourd’hui au milieu du mois octobre 2018 et je mets à jour cette page avec l’espoir d’avancer dans la bonne direction. Le temps nous le dira.

Dum spiro, spero

Tant que je respire, j’espère[4]

Partager autour du Projet Sigil

Le Projet Sigil est avant tout une démarche personnelle puisqu’il s’agit pour moi de mettre par écrit une partie aussi importante que possible de ma vie de joueur mais, pour autant, ce n’est pas une démarche solitaire. Je me nourris de mes propres lectures et je prends beaucoup de plaisir à parcourir Internet à la recherche de témoignages, de souvenirs ou de petits récits déposés ça et là, au gré des forums. Les sujets qui m’inspirent le plus sont certainement ceux du type « mon meilleur moment sur… ». Ce sont des fils de discussions qui regorgent d’anecdotes en tout genre et qui me donnent systématiquement envie de faire ou refaire le jeu dont il est question. J’aimerais que Projet Sigil puisse devenir, d’une façon ou d’une autre, un endroit ou chacun pourrait venir déposer ses « meilleurs moments ». Si le cœur vous en dit, faites-moi parvenir vos souvenirs et nous trouverons une manière de les mettre en forme avant de les publier sur le site !

Merci à tous !

Lure

[1] J’aurai pu employer ici le mot « chronique », presque synonyme, mais il est trop souvent galvaudé.

[2] En référence à une petite extension éponyme du jeu Icewind Dale d’où je tire mon pseudonyme. En outre, le mot trial qui peut se traduire par jugement ou épreuve mais aussi par tribulations fait sens ici.

[3] Eh non, je n’ai jamais terminé Final Fantasy VII… je l’ai à peine commencé à dire vrai, mais c’est une autre histoire.

[4] Jamais deux sans trois, et les locutions latines peuvent toujours servir.