Bad North

Qu’est-ce qu’une impression ?

Une émotion, une sensation… une empreinte laissée dans ma mémoire… Certaines sont profondes, d’autres superficielles. La plupart finiront par s’effacer. C’est ici que je conserve une trace de certaines d’entre elles. C’est un musée, un mémorial plutôt, pour se souvenir des histoires et des jeux.

Bad North est sorti le 20 août 2018. J’y ai joué entre le 19 et le 22 décembre 2018 et il m’aura fallu environ 13 heures pour en voir le bout.

Alors, que pourrai-je avoir envie de retenir de Bad North ?

Son histoire ? Son ambiance ? Son gameplay ? Y rejouer ?
Non. Peut-être. Mouais. Bof.
Les voilà qui arrivent, les barbares du nord, pour piller nos maisons et tuer nos fils !

L’été touche à sa fin. Bientôt, l’automne sera là et avec les premiers vents, ils reviendront. Ils reviendront piller nos îles et tuer nos fils. Les hommes du nord.

Le temps est revenu d’affûter nos lames et de tailler nos piques, d’affermir nos bras et d’endurcir nos cœurs.

Ils seront bientôt là.

Demain, les femmes, les enfants et les vieux prendront la mer pour rejoindre les hautes-terres. Les hommes resteront en arrière pour livrer combat.

Ils seront bientôt là. Mais nous seront prêts.

D’abord ce ne seront que de frêles esquifs qui viendront s’échouer sur nos plages, avec à leurs bords quelques poignée d’éclaireurs mal armés, enivrés par le goût du sang et l’or.

Aveuglés par la soif de richesses, ils emprunteront les passages escarpés qui mènent à nos maisons et c’est là que nous les attendront. Ils se jetteront sur nos lances et s’écraseront sur nos boucliers et c’est en versant leur sang que nos jeunes apprendront à tenir les rangs, comme leurs aïeux l’ont appris avant eux.

Et puis nous prendrons la mer à notre tour, nous voguerons vers d’autres îles où nous tendrons d’autres embuscades. C’est ainsi que nous gagnerons du temps pour permettre à notre peuple de gagner une terre sûre, c’est ainsi que nous saignerons à blanc les hommes du Nord car c’est ainsi que nous vivons depuis des générations.

Mais lorsque l’hiver arrivera, ils reviendront, plus nombreux et plus forts. Non plus des éclaireurs, mais de véritables guerriers, endurcis par la vie en mer, féroces et impitoyables. A la faveur du brouillard, ils accosteront sur nos rives, protégés par de lourds boucliers ronds et de solides armures, prêts à tout pour s’emparer de nos vies et de nos trésors.

Nombreux sont les nôtres qui perdront la vie mais si les dieux nous prêtent force et courage, nous tiendrons. Nous supporterons les pluies d’automne, nous essuierons les tempêtes d’hiver, nous surnagerons dans des torrents de sang. Et au printemps, nous les rejetteront à la mer, ces envahisseurs du Nord, puis nous regagnerons nos îles pour y reconstruire nos maisons. C’est ainsi.

C’est ainsi et ce n’est pas si mal ! Le jeu, qui est agréable à regarder, se construit autour de parties relativement courtes, avec un potentiel de rejouabilité élevé (en théorie). Les îles sont générées de façon procédurale, de même que la carte où l’on navigue d’îles en îles. A bien y regarder, l’on est proche de ce que proposait Faster Than Light en 2012, mais, malheureusement, Bad North est loin d’avoir la profondeur de son illustre modèle.

On ne dispose que de trois unités : les épéistes, protégés par de lourds boucliers, capables d’essuyer des pluies de flèches sans faillir, les piquiers, capables de tenir la ligne à un contre dix et les archers, amusants mais peu efficaces.

Chaque unité dispose d’une capacité spéciale et peut être améliorée grâce à un objet mais les options ainsi débloquées sont globalement peu intéressantes.

Pour ma part, tout s’est finalement résumé à un mur de piques pour stopper les charges et à un solide rempart de boucliers pour couvrir mes troupes des flèches ennemies.

Je me suis bien amusé tout de même !

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