L’Egypte ptolémaïque et au-delà… #2

Premiers pas

271 avant Jésus-Christ

Selon la rumeur, les spartiates et les macédoniens sont désormais en guerre. Est-ce une bonne nouvelle ? J’imagine que oui… Cette guerre pourrait affaiblir suffisamment la Macédoine pour qu’elle ne représente plus une menace avant longtemps.

J’ordonne à mon nouvel espion de se rendre en Cyrénaïque afin d’y observer les mouvements de troupes. Je ne tiens pas à être pris au dépourvu par ces rebelles alors que je prépare encore mon expédition. Les premiers rapports Aristotles m’apprennent que la ville de Paraitonion, proche de la frontière avec l’Egypte, est laissée sans défense ou presque. Seuls quelques milices formées à la hâte et mal équipées devraient s’opposer à mes troupes. Toutefois, je choisis de retarder mon assaut car maintenant que l’édit « Noble philanthropie » a été promulgué, je vais pouvoir recruter des hommes à moindre coût pour gonfler les rangs de l’armée de Ptolémée. J’en aurai besoin pour la suite de ma campagne.

A Myos Hormos, j’ordonne la construction d’une colonie. Aucun inconvénient ne vient contrebalancer cet investissement et, dès que ma trésorerie me le permettra, je lancer un chantier similaire à Memphis.

Les rebelles de Cyrénaïque semblent savoir que la puissante Egypte ne les laissera pas échapper à son giron aussi aisément, aussi m’envoient-ils une ambassade pour négocier la paix en échange du versement d’un tribut de 320 drachmes. C’en est presque insultant. Je refuse. Cette province sera mienne et je ne me satisferai que de sa soumission complète et sans condition ou de sa relégation au statut d’état-client. Cette dernière option serait peut-être la plus profitable. Je bénéficierai ainsi d’un allié (soumis) capable de garantir mes frontières Ouest et de me protéger des éventuels appétits de conquête des peuplades libyennes. Cela reste à réfléchir.

270 avant Jésus-Christ

Le développement du « Calendrier du Nil » est maintenant achevé et je lance une « Chasse aux intellectuels » (branche philosophie) ce qui me permettra de recruter quelques dignitaires ainsi que de construire mes premières bibliothèques (imagine-t-on Alexandrie sans une bibliothèque ?!). J’avoue avoir la mauvaise habitude de négliger les agents (dignitaires, champions ou espions) et je voudrai apprendre à en faire meilleur usage, d’autant que cette campagne exigera de moi que je m’appuie sur tous les atouts que je pourrai détenir.

Agapios, l’homme qui commandait à ma flotte, annonce qu’il se tient à ma disposition. Excellent. Il me sera sans doute utile. C’est également l’occasion de jeter un œil aux affaire politiques de l’Egypte.

Le Royaume compte quatre personnages particulièrement influents. Les deux sont apparentés à Ptolémée Philadelphos, actuel Pharaon d’Egypte. Il s’agit d’Agapios, qui commandait il peu la flotte égyptienne et d’Iason qui dirige la garnison de Jérusalem. Enfin, parmi les autres familles présente à la cour, seul un certain Tlépolème semble disposer pour l’instant d’une influence suffisante pour espérer un jour occuper d’importantes fonctions.

La majorité des nobles présents à la cour sont acquis aux idées des Ptolémée et l’opposition, si elle existe, ne se fait guère entendre. Tout se présente donc au mieux et l’admiration dont jouit la dynastie Lagides (les Ptolémée) m’octroie plusieurs avantages intéressants.

En Nabatée, Prochoros s’évertue avec succès à mettre en place un réseau de contre-espionnage et son expérience me permet de lui faire acquérir le trait « Espion » qui augmente sa ruse ainsi que ses chances d’échapper aux agents adverses.

A l’Ouest, je déplace Aristotles de telle sorte qu’il puisse garder l’œil sur les routes qui conduisent à Paraitonion depuis le Sud et l’Ouest. Ne repérant aucune menace sur ces deux axes, je lance mes troupes stationnées à la frontière sur la ville de Paraitonion. La victoire m’est facilement acquise, en dépit du fait qu’une unité de mes piquiers égyptiens ait subi davantage de perte que strictement nécessaire. Satisfait de ce premier succès, je décide d’épargner aux habitants pillage et destruction car, après tout, je ne fais que reprendre une possession qui me revient de plein droit !

Les récents évènements ont beaucoup appris à Ptolémée qui gagne un niveau. Je lui donne le trait « Commandant » qui accroît son autorité et je renomme sa troupe « Les Compagnons de Pharaon ».

Comme prévu au tour précédent, je lance la construction d’une colonie à Memphis. Le trésor royal s’élève maintenant à 1831 drachmes et je ne sais qu’en faire. A dire vrai, je me demande s’il est souhaitable de bâtir un quai militaire à Alexandrie (auquel cas il me faudra attendre car ce chantier nécessite un investissement de 2040 drachmes) ou s’il vaut mieux construire un embarcadère pour favoriser le commerce. Disposer d’une puissante flotte pourrait s’avérer particulièrement utile pour l’Egypte mais l’or est toujours le nerf de la guerre… Je vais y réfléchir. En attendant, je peux toujours envisager de construire un embarcadère à Myos Hormos.

Je renonce finalement à construire un embarcadère et décide d’étendre la ville de Dispolis à la place. J’y installe un terrain d’incorporation et lance le démantèlement de celui existant à Alexandrie. Dispolis, avec ses forges capables de produire le meilleur équipement, sera le centre militaire de l’Egypte Ptolémaïque. Du moins dans un premier temps.

Durant l’entre tour, Chypre me propose de conclure un accord commercial. J’accepte et m’étonne qu’il n’en existe pas déjà un car Chypre est l’une de mes satrapie (état-client). Cela me fait penser qu’il serait bon que je me penche sur la diplomatie afin de conclure quelques traités avantageux pour l’Egypte.

Je note par ailleurs que Chypre semble s’être emparée de la région de Sidé. Leur expansion sert mes intérêts, je vois donc la chose d’un excellent œil. Toutefois, je crains que mes alliés chypriotes n’attirent sur eux la colère de l’empire Séleucide.

269 avant Jésus-Christ

Le chantier débuté à Jérusalem au cours de l’année 271 s’est achevé. Cette presse à olives contribuera à la richesse de la région. C’est une bonne chose mais, très vite, mon attention se porte à l’Ouest, en Cyrénaïque.

Au Sud de Paraitonion, la ville d’Ammonium n’est défendue que par une faible garnison. Je pourrais dès à présent faire manœuvrer les Compagnons de Pharaon pour m’en emparer au plus vite. Je redoute toutefois qu’un tel mouvement de cause de très graves troubles à l’ordre public dans la province aussi je préfère établir mes quartiers à Paraitonion pour quelques tours encore. En outre, j’aimerai permettre aux hommes de Ptolémée de récupérer des pertes subies lors de la prise de la ville.

Cela donnera tu temps à Aristotles, mon espion dans la région, pour réunir davantage d’informations sur les forces adverses. A cette fin, je lui ordonne de suivre la route de Cyrène où je soupçonne l’ennemi de masser ses troupes.

Je pressens qu’il me faudra renforcer l’armée de Ptolémée en vue des affrontements à venir, je décide donc de lever une nouvelle force dans la région d’Alexandrie. J’en confie le commandement à mon fidèle Agapios et, pour qu’il défende au mieux mes terres et mes intérêts, je lui octroie une unité de la garde royale hellénique. Je baptise cette nouvelle force Le Bouclier du Nil. Son rôle sera de défendre le royaume et de soutenir l’effort de guerre en convoyant renforts et provisions vers les zones de conflit.

Je note également une petite erreur de gestion survenue au tour précédent. Alors que j’envisageais de lever immédiatement des troupes fraîches pour renforcer mon corps expéditionnaire, je constate que si le terrain d’incorporation d’Alexandrie a bien été détruit, celui de Dispolis n’est pas encore opérationnel (il ne le sera qu’au prochain tour). Je perds une année.

Sur le terrain qu’occupait le centre d’incorporation d’Alexandrie, je lance la construction d’un forum public. J’espère en faire une place de savoir et de connaissance. C’est en effet à cet endroit que j’envisage l’érection future d’une bibliothèque (nous sommes à Alexandrie tout de même !). Parallèlement à cela, je lance un grand chantier pour transformer la Cité en une véritable Polis digne d’être la capitale du royaume d’Egypte. Naturellement, j’aurais pu étendre mes colonies en Nabatée (ou même en Egypte) mais, pour l’heure, je préfère améliorer les infrastructures existantes (dans la mesure où cela ne provoque ni famine ni troubles à l’ordre public). Cela me permet également de continuer à réfléchir sur la gestion à long terme des villes du royaume.

Je souhaiterais notamment construire un camp d’entraînement à Alexandrie mais cela nécessite le développement de quelques technologies militaires. Je lancerai des recherches en ce sens dès que la « chasse aux intellectuels » sera achevée.

Pour l’heure, mes coffres ne contiennent plus que quelques centaines de drachmes. Je conclus des accords commerciaux avec les Nabatéens ainsi qu’avec le royaume arabe d’Himyar (actuel Yémen). Cela me rapportera quelques centaines de drachmes de rente supplémentaires et, en outre, je souhaiterais améliorer mes relations avec ces deux factions. L’aide des Nabatéens pourrait s’avérer précieuse pour contrer les appétits Séleucides à l’Est, quant au peuple d’Himyar, je n’attends de lui que la paix. En effet, si j’envisage de conquérir la Haute-Egypte (Aethiopia) pour en faire le grenier à blé de mon empire, je voudrais m’assurer qu’aucune des tribus de la péninsule arabique ne soit tentée de traverser la Mer Rouge pour piller mes terres.

Quelques mois plus tard, Nabatée me propose de conclure un pacte de non-agression. J’accepte naturellement ! Cela sert parfaitement mes intérêts et je veux y voir la première étape vers une alliance défensive. Voilà qui me permettrait de me consacrer à la conquête de l’actuel Soudan plus sereinement. Peut-être pourrais-je même envisager de faire de la Nabatée l’un de mes satrapies…

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