L’Egypte ptolémaïque et au-delà… #3

La campagne de Cyrénaïque

268 avant Jésus-Christ

La « chasse aux intellectuels » s’achève et je lance immédiatement la recherche du « chemin d’Horus » afin de débloquer les trois chaînes de technologies militaires. « Chemin d’Horus » me permettra également d’améliorer le tout récent terrain d’incorporation de Dispolis pour y entraîner de meilleures troupes.

L’assemblée des nobles me demande instamment de conquérir la ville de Cyrène. Intéressant. Accéder à leur desiderata me rapporterait sans doute un certain prestige (et quelques centaines de drachmes). Toutefois, si la mise au pas de Cyrène rejoint naturellement mes objectifs, j’envisageais de, peut-être, faire de la Cyrénaïque une de mes satrapies afin que son peuple assure la défense de mes frontières à l’Ouest. Si toutefois je m’empare de Cyrène, cette manœuvre n’a plus grand intérêt car c’est précisément cette ville qui assure la défense de la frontière Ouest de la province.

Tant pis. Je vais soumettre cette province, quitte à devoir ensuite en assurer la défense.

Je donne l’ordre à Agapios de se porter sur la frontière Ouest de l’Egypte et d’y lancer une campagne de recrutement. Je décide de former deux unités de piquiers égyptiens (le cœur de toutes mes formations d’infanterie), deux unités de javeliniers et deux unités de cavalerie (afin de gagner un peu de souplesse). En outre, je commande aux Compagnons de Pharaon de former davantage d’infanterie égyptienne (pour garder les flancs de mes phalanges) ainsi que des frondeurs.

Aristotles, mon espion, a rejoint les portes de Cyrène et m’informe que, ainsi que je m’y attendais, des troupes s’y massent. Il fait état d’environ 2500 hommes répartis en deux corps. Le premier ne compte qu’une unité de cavalerie, le second regroupe quantité d’infanterie égyptienne ainsi que des frondeurs. Si tout se déroule convenablement, je devrais pouvoir l’emporter. Mes forces seront bientôt prêtes. Reste à savoir si mon adversaire préfèrera renforcer davantage ses positions ou faire mouvement vers moi. La seconde issue serait préférable mais les chances que les généraux adverses commettent une telle erreur sont bien faibles. Je vais probablement devoir me résoudre à faire le siège de la ville…

Il me reste moins de 800 drachmes. La levée des troupes vide mes coffres mais c’est de l’argent bien dépensé. J’espère un retour sur investissement rapide.

267 avant Jésus-Christ

J’ai longuement réfléchi à ma stratégie sur le long terme. La logique aurait voulu que je soumette la Cyrénaïque puis le Sud de l’Egypte avant de me lancer à l’assaut de l’empire Séleucide. Mais pourquoi vouloir à tout prix marcher dans les pas d’Alexandre ? je pourrai porter mon regard vers l’Ouest, mener campagne dans le Nord de l’Afrique, prendre contrôle des mers puis remonter jusqu’en Ibérie ! Une solide alliance avec Nabatée me permettrait de garder mes frontières Est et la prise de Cyrène m’encouragerait à porter mes armées plus à l’Ouest. Tout semble me pousser dans cette voie. Pourquoi voudrais-je me perdre en Perse ou en Inde ? Pourquoi faudrait-il que je m’échine à repousser des hordes de cavaliers rapides et biens équipés avec mes lourdes phalanges de piquiers alors que je pourrais les opposer à des barbares combattant à moitié nus ?!

Tout cela reste à méditer mais ma décision est plus ou moins prise. Je porterais mes pas vers l’Ouest.

L’ordre public est menacé en Nabatée. La populace, soucieuse, commence à s’agiter. Je ne sais pas trop quelle solution apporter à ce problème dans l’immédiat. Je n’ai guère envie de renforcer la garnison de Jérusalem d’autant que son commandant, Iason, vient d’acquérir le trait « indigne de confiance ». Je dois lui faire quitter la région sans quoi il finira engluer dans des affaires de corruption. Il va falloir que je me penche sur cette question rapidement.

Je commence par investir à Pétra où je décide de transformer la cité en une Polis pour agréable à vivre. Cela améliorera les choses sans toutefois régler le problème de manière durable.

A Alexandrie, comme planifié, je transforme le forum en une bibliothèque. Il faudrait sans doute en faire davantage mais mes ressources diminuent à vue d’œil et mes coffres renferment maintenant moins de 100 drachmes. Une misère.

La Cyrénaïque m’adresse une nouvelle proposition : la paix contre un tribut de 1000 drachmes. Il semblerait que l’ambiance à Cyrène devienne étouffante pour que ses dirigeants consentent à me faire une telle offre. Je refuse de ratifier de traiter. Mes armées seront bientôt prêtes à lancer l’invasion.

266 avant Jésus-Christ

Le « chemin d’Horus » a été découvert et je lance, comme annoncé, la recherche en « conditionnement physique » afin de pouvoir bâtir un camp d’entraînement à Alexandrie. J’ai conscience que l’IA, avec les bonus que lui offre le mode de difficulté « très difficile » aura systématiquement l’avantage du nombre. Je ne peux donc pas me permettre de négliger l’entrainement de mes hommes. J’engage d’ailleurs un Brave du roi (un champion) afin qu’il accompagne les Compagnons de Pharaons et fasse profiter tous les hommes de son expérience de combattant.

Je recrute également Anastasia, une noble dame de ma cour (dignitaire) pour gérer au mieux la province de Nabatée. Sous son égide, l’ordre et le calme devrait peu à peu revenir en Nabatée. Je crains toutefois que sa seule intervention ne soit pas suffisante. Je dois trouver une solution plus radicale.

Agapios rejoint Ptolémée à Paraitonion et lui confie le commandement de l’ensemble des troupes qu’il a pu réunir. Il repart ensuite à marche forcée en direction d’Alexandrie où il commence à recruter sur le champs une nouvelle force. Celle-ci ira prendre ses quartiers à Jérusalem pour y rétablir l’ordre sous le commandement d’Agapios. Iason qui s’avère être un piètre gestionnaire sera renvoyé en Egypte où les troupes qu’il dirige seront renforcées. Il ira ensuite soutenir la campagne de Ptolémée contre la Cyrénaïque ou, si la situation le permet, il se dirigera directement vers le Sud pour débuter la campagne d’Aethiopia.

Les travaux sur la Polis d’Alexandrie viennent de s’achever et lors des célébrations de fin de chantier, un petit noble du nom de Bulbis s’est comporté de manière indigne, manquant par la même de respect aux dieux. Son comportement qui risque de porter atteinte à l’ordre public sera durement sanctionné.

Les rapports de mes espions m’indiquent que leurs réseaux s’étendent. Prochoros acquiert le trait « reconnaissance » et Aristotles celui « d’espion ».

265 avant Jésus-Christ

Cyrène vient de commettre une formidable erreur en ordonnant à la plus grosse partie de ses troupes de quitter l’abri de leurs remparts pour tenter une incursion dans la région de Paraitonion.

Quelques nobles de ma cour s’en inquiètent et me demandent instamment de me porter à leur rencontre et de les repousser. Ha ha ! Je n’aurai osé espérer meilleure situation. Une victoire contre le gros des troupes de Cyrène m’ouvrira les portes de la cité et redorera mon blason ! Ptolémée, qui vient d’acquérir le trait « malhonnête » en a bien besoin (il n’est d’ailleurs pas possible à ma connaissance de se débarrasser des traits négatifs, c’est bien dommage !). En outre, j’y gagnerai quelques centaines de drachmes ainsi qu’un accroissement de l’ordre public. C’est exactement ce qu’il me faut. Sans attendre je lance les Compagnons de Pharaon à la rencontre de leurs ennemis.

Las, j’ai mal calculé ma manœuvre et ne peux atteindre ma cible. Il ne me reste que trois solutions : entrer en marche forcée et attaquer mon adversaire en subissant un fort malus de moral, rester sur place ou me replier (à marche forcée) vers Paraitonion. Je choisis cette dernière option car je ne souhaite pas engager le combat avec un désavantage et je crains que mon adversaire ne me contourne pour fondre ensuite sur la ville laissée sans défense.

L’affaire n’est pas brillante.

Un message parvient à la cour. La faction des Qidri est détruite, son peuple s’enfuit aux quatre vents. Très bien. Cela ne change pas grand-chose pour moi. A dire vrai, je ne sais même pas qui sont (ou qui étaient) ces Qidri ni où se trouvaient leurs terres. Espérons simplement que leur défaite ne se fasse pas au bénéfice d’un de mes adversaires futurs, sans quoi j’aurai à payer le prix de cette défaite un jour ou l’autre.

Je décide également de faire bâtir à Dispolis une nouvelle caserne d’holosideros où je pourrai former des phalanges de piquiers mieux équipés et plus disciplinés ainsi qu’une cavalerie plus diversifiée. En outre, il me sera possible de d’engager les fameux bretteurs galates dont l’efficacité n’est plus à démontrer.

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