L’Egypte ptolémaïque et au-delà… #4

La campagne de Cyrénaïque

264 avant Jésus-Christ

Les troupes de Cyrène ont choisi d’éviter l’affrontement. Elles se sont enfoncées dans le désert, probablement en direction d’Ammonium. Je demande aux Compagnons du Pharaons de faire mouvement vers le Sud afin de contrecarrer cette action.

De son côté, Agapios poursuit sa route en direction de la Nabatée tout en levant des troupes sur son chemin. Je lui confie le commandement deux unités de piquiers, deux de cariens et deux de javeliniers. Cela devrait lui permettre de tenir un siège et de repousser d’éventuels envahisseur.

A Myos Hormos, je commande la construction d’un embarcadère. Je dois impérativement développer mon économie pour faire face aux coûts de mes incessantes levées de troupes.

A Alexandrie, la punition de Bulbis a marqué les esprits. La population est revenue au calme et honore dignement les dieux. L’ordre public ne s’en porte que mieux, d’autant que la construction de la bibliothèque s’est achevée. Cette bibliothèque n’était sans doute pas l’investissement le plus urgent mais je n’imagine pas Alexandrie sans une bibliothèque ! J’avais prévenu que je n’étais pas le meilleur des joueurs ! Et puis j’aime laisser une place (même petite) au jeu de rôle. Je n’ai pas envie de réduire le jeu à une simple recherche d’optimisation.

Avant que l’année ne se soit entièrement écoulée, les troupes de Cyrène se retournent contre les Compagnons de Pharaon avec le soutien de la garnison d’Ammonium. Certains de mes conseillers pointent du doigt mon infériorité numérique (2600 hommes contre 3000) et les mauvaises langues m’avertissent que je cours au désastre. Je n’en crois rien. Cet avantage numérique n’est obtenu que grâce au concours de la garnison d’Ammonium, or celle-ci est en grande partie composée de paysan et de citadins n’ayant jamais combattu. Leur nombre importe peu. En outre, j’ai confiance en mes phalanges de piquiers. Je suis sûr de pouvoir l’emporter. La seule question est celle du coût humain de cette victoire. Devant l’avancée ennemi, je déploie mes hommes.

Le terrain m’avantage largement, mes troupes occupent une position dominante et pour m’atteindre l’ennemi devra gravir une colline abrupte. Je déploie mes piquiers entre deux zones broussailleuses. Dans ces futaies, je dissimule de part et d’autre de mes phalanges mon infanterie égyptienne et mes javeliniers. Ils seront prêts à tenter des manœuvres de débordement si l’occasion se présente ou, plus simplement, à couvrir mes flancs. Devant mes piquiers, j’étire un écran de frondeurs. Ils arroseront l’ennemi lors de son ascension avant de se replier derrière mes lignes. Ptolémée et sa garde rapprochée prennent place derrière les piquiers. De là pharaon pourra encourager ses troupes et se porter rapidement au combat si nécessaire. Enfin, sur chaque flanc, très en retrait, je cache ma cavalerie.

L’ennemi prend position au bas de la colline. Je pense qu’il ne donnera pas l’assaut avant d’avoir reçu le soutien de la garnison d’Ammonium. Je décide de laisser les deux groupes faire leur jonction et d’affronter un ennemi en surnombre plutôt que de prendre le risque de briser ma formation et perdre l’avantage du terrain dans un assaut précipité.

Le général ennemi déjoue mes pronostics et lance une attaque rapide et désordonnée, sans même attendre les renforts promis. Son infanterie se rue sur mes piquiers, incapable de repérer mes tirailleurs tapis dans les broussailles et qui menacent ses flancs. Je replie mes frondeurs et ordonne à ma cavalerie de faire mouvement.

Mes javeliniers se déploient sur les flancs de l’infanterie adverse avant de tirer jusqu’à épuisement des munitions. Ils sont alors remplacés par mes épéistes qui chargent l’ennemi. Pendant ce temps, les frondeurs adverses sont aux prises avec mes cavaliers. La phalange tient bon.

Rapidement, le moral ennemi se brise et de nombreuses unités prennent la fuite. Mon infanterie manœuvre pour s’attaquer aux dernière poches de résistances. Ptolémée et ses gardes se lancent à la poursuite des fuyards avant de rebrousser chemin pour prendre à revers le général adverse qui s’est jeté sur le flanc gauche de mon armée. Il y laisse la vie, sa mort achève de démoraliser l’adversaire.

C’est une victoire décisive. Les Compagnons de Pharaon ont perdu moins de 500 hommes, soit cinq fois moins que les troupes de Cyrène. L’une de mes unités de cavalerie à cependant payé un lourd tribut à l’ennemi. En représailles, je décide de réduire à l’esclavage mes quelques 350 captifs.

À la suite de cette écrasante défaite, Cyrène lance de nouvelles troupes en direction de Paraitonion, profitant du fait que Ptolémée fasse campagne dans les environs d’Ammonium. Je crains d’être forcé de renvoyer les Compagnons de Pharaon défendre Paraitonion, laissant alors le temps aux troupes d’Ammonium de se reformer. Agapios, avançant à marche forcée, pourrait-il rejoindre Paraitonion à temps ? Et si oui, est-ce sage de manœuvrer ainsi ? Iason doit être déchargé de son commandement en Nabatée au plus vite… De plus, la prise d’Ammonium n’est pas prioritaire, je n’y ai porté mes troupes que pour contrer les agissements du général adverse. C’est la prise de Cyrène qui importe le plus ! Peut-être serait-il plus simple de défendre Paraitonion à l’aide des Compagnons de Pharaon puis se pousser à l’Ouest vers Cyrène. Dans le même temps, nous ferions venir à marche forcée Iason et ses hommes pour s’occuper d’Ammonium. Peut-être. Tout cela dépend également des futurs mouvements de troupes de Cyrène.

263 avant Jésus-Christ

Les nobles sont heureux de ma victoire éclatante sur les troupes de Cyrène. Les Compagnons de Pharaon, entrés en campagne depuis maintenant plusieurs années, commencent à développer des traditions. Je décide de les orienter vers « experts en sièges » en prévision de la futur prise de Cyrène.

La recherche « conditionnement physique » se termine et je lance aussitôt « liste dynastique » qui améliore le taux de conversion culturelle et offre la possibilité de remplacer les bibliothèques par des lycées. Il ne faut pas voir dans ce choix une simple obsession de ma part pour la bibliothèque d’Alexandrie mais un choix pour l’avenir. En effet, un lycée permet d’augmenter la vitesse de recherche de 12%. C’est donc un investissement que je fais là. J’escompte qu’à la longue, cette baisse de temps de recherche (ainsi que le bonus de conversion culturelle) s’avèreront payants.

Je fais étendre les murailles qui entourent Alexandrie et ordonne la construction d’un champ d’entrainement, ainsi que je l’avais planifié quelques tours auparavant. Cela me permettra de recruter plus rapidement de nouvelles troupes et je sens que j’aurai besoin de tous les hommes disponibles pour mener à bien les campagnes à venir.

Je fais également creuser une mine à ciel ouvert dans la région de Jérusalem. L’ordre public ne s’améliore pas en Nabatée mais le travail de ma dignitaire commence tout de même à porter ses fruits et Anastasia gagne le trait « dignitaire » (ça ne s’invente pas).

Ni Agapios ni Iason ne seront en mesure de porter assistance à Ptolémée avant longtemps. Iason quitte donc la Nabatée pour regagner l’Egypte à marche forcée tandis qu’Agapios le remplace dans ses fonctions de gouverneur de Jérusalem. J’espère que ses talents d’administrateurs et la présence des Boucliers du Nil suffiront à faire revenir le calme dans la province.

En Cyrénaïque, les Compagnons de Pharaon reprennent la route du Nord pour établir des défenses autour de Paraitonion.

Avant la fin de l’année, Cyrène replie les lambeaux de son armée, laissant Ammonium sans défense tandis que leurs alliés, les Nasamons, me déclarent la guerre. Qu’importe, il m’aurait fallu les soumettre eux aussi pour m’emparer de toute la Cyrénaïque. En outre, cela règle la question de savoir si Iason conduira ou non ses troupes vers le Sud de l’Egypte ainsi que je l’avais un temps envisagé. J’aurai besoin de tous les hommes disponibles pour mettre Cyrène au pas.

262 avant Jésus-Christ

A la cour d’Alexandrie, les intrigues vont bon train et Tlépolème, par ses manœuvres, a sécurisé une promotion. Euuh… je ne sais pas ce que cela signifie ni quelles sont les conséquences que cela peut avoir. Il faudrait que je me renseigne sur le fonctionnement de la politique tout de même. Par ailleurs, mon attention est attirée par un des membres éloignés de la famille ptolémaïque, un certain Theodosios, qui a accumulé une dette considérable, jetant le discrédit sur l’ensemble de la lignée royale. Bien que cela ne me plaise guère, je rachète ses dettes dans l’espoir de faire de lui mon obligé.

Mon influence à la cour commence à pâtir de toutes ces petites intrigues et je décide de manœuvrer (rien de telle qu’un petit complot pour en contrer un autre) pour arranger un mariage entre une Ptolémée et le turbulent Tlépolème. Je compte sur les charmes de cette jeune épouse pour mettre un terme aux passions politiques de Tlépolème et diminuer ainsi son influence sur les nobles de ma cour.

Suite à cela, Ptolémée développe le trait « grand trompeur » à la place de « malhonnête ». Ce qu’il perd en autorité, il le gagne en ruse et en fourberie. J’avoue que ce n’est pas l’image que je me faisais de mon pharaon mais peu importe. Je m’arrangerais pour que cela serve nos desseins.

Peu de temps après, je reçois une ambassade des Nabatéens qui me proposent un accès militaire réciproque. Je propose à la place une alliance défensive et j’assortie ma proposition de quelques centaines de drachmes. Les négociations se déroulent bien et ma proposition est acceptée. Excellent. Ma frontière Est en ressort fortifiée.

Aristotles, toujours occupé à espionner Cyrène, passe au niveau 3 et acquiert « furtivité ».

Iason lève de nouvelles troupes non loin d’Alexandrie et se voit confier la mission de prendre Ammonium puis de porter la guerre sur les terres des Nasamons. Je lui offre le commandement de plusieurs unités de bretteur galates. Nous verrons bien qui aura les plus barbares de son côté ! Je décide de rebaptiser ce nouveau contingent Les Serpents de Fer.

De leur côté, les Compagnons de Pharaons entament une marche en direction de Cyrène. Il est plus que temps de porter la guerre sous les remparts de la cité.

La construction d’une caserne s’achève à Dispolis. Le royaume de Pharaon est prêt à mener la guerre où les dieux le voudront.

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