Observer

Observer, développé par Bloober Team, est sorti le 15 août 2017. Je lui ai consacré environ 7 heures entre le 8 et le 17 mai 2019.

Rutger Hauer prête ses traits à Daniel Lazarski.

La Quatrième République de Pologne s’est effondrée à la fin de la Grande Décimation, comme la majeure partie de l’ancien monde. Sept ans de guerre… l’escalade… jusqu’à l’arme nucléaire… Comme si le nanophage, la peste numérique, n’avait pas suffi à mettre l’humanité à genoux… les implants qui devaient la libérer, n’ont fait que l’asservir.

Après la guerre, la méga corporation Chiron a pris la tête du pays et proclamé la Cinquième République. Aujourd’hui, Chiron contrôle tout. Les camés, les accros aux hologrammes, les pauvres… tous ceux-là sont devenus des citoyens de seconde zone. Des classes C. Confinés dans des ghettos et soumis à la surveillance des Observateurs… Des membres des forces de l’ordre autorisés à pirater les implants neuraux et à pénétrer les esprits…

Le rêve de la Grande Transition, de la Révolution Cybernétique s’est transformé en cauchemar.

Une nuit, Daniel Lazarski, fonctionnaire honnête mais désillusionné, membre de la brigade des neuro-enquêteurs, reçoit un appel inattendu de son fils, Adam, avec lequel il entretient une relation difficile depuis de nombreuses années. L’appel, tracé, conduit Daniel à un appartement miteux dans un immeuble du secteur C. Un cadavre non identifié baigne dans le sang. S’agit-il d’Adam ? L’enquête ne fait que débuter.

L’essentiel de l’intrigue se déroule dans les bas-fonds de Cracovie, dans un immeuble vétuste où la crasse et la misère côtoient les projections holographiques et les implants cybernétiques. Tout y paraît oppressant. Loin d’avoir aseptisé le futur, la science paraît l’avoir rendu plus… sale, organique… humain.

Les couloirs que l’on traverse, les appartements que l’on visite, tout cela sue l’angoisse et le désespoir. Derrière chaque porte se joue un drame. Mais le terrain d’investigation ne se limite pas au réel. Daniel est un Observateur. Il est équipé d’augmentations capables de pénétrer les esprits via leurs implants neuraux. L’expérience n’est jamais plaisante, c’est la psyché malade de petits délinquants, de drogués, de fous qui se déploie autour de nous. Chaque esprit porte les stigmates d’une vie de misère et d’excès, de rêves et de cauchemar… charge à l’Observateur de conjuguer ces éléments pour les rendre intelligibles.

Tout cela semble passionnant, mais, malheureusement, en dehors de sa direction artistique, le jeu a peu à offrir. Le scénario, sans originalité, m’a paru confus et le gameplay manque d’intérêt. Les interactions sont peu variées et affreusement répétitives, les quelques phases d’infiltration sont aussi simplistes que dispensables.

Observer ne vaut que pour l’univers qu’il a mis en place. C’est un bon point, mais ce n’est pas assez pour faire un jeu.

Expérience oubliable

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