Project Warlock

Qu’est-ce qu’une impression ?

Une émotion, une sensation… une empreinte laissée dans ma mémoire… Certaines sont profondes, d’autres superficielles. La plupart finiront par s’effacer. C’est ici que je conserve une trace de certaines d’entre elles. C’est un musée, un mémorial plutôt, pour se souvenir des histoires et des jeux.

Project Warlock est sorti le 18 octobre 2018. J’y ai joué entre le 2 et le 6 décembre 2018 et il m’aura fallu environ 6 heures pour en voir le bout.

Alors, que pourrai-je avoir envie de retenir de Project Warlock ?

Son histoire ? Son ambiance ? Son gameplay ? Y rejouer ?
Sa quoi ? Peut-être. Sans doute. Pourquoi faire ?
L’écran titre. Un techno mage sanguinaire et une horde de démons. Le bon vieux temps.

Le Mal existe. Il se terre. Il attend… Ses germes éclosent en des lieux reculés, aux périodes les plus troubles de notre histoire. Elles menacent de se répandre sur notre monde et de le consumer… de le consumer… Maléfices des Ages sombres, déviances des futurs post-industriels, abominations d’un enfer de glace…

Mon devoir sacré, hérité de mes prédécesseurs, est de combattre ce Mal et de l’anéantir. Par tous les moyens et quel qu’en soit le coût. Le temps et l’espace se plient à ma volonté et je les parcours sans contraintes ni relâche pour accomplir mon devoir. Nul recoin n’est assez sombre pour échapper à ma vigilance, nul endroit n’est hors d’atteinte.

Là où se cache le Mal, je me rends, armé de ma foi et de toutes les putains d’armes que je peux trouver ! Je suis un Warlock ! 

Il n’y a sans doute rien de plus à dire sur l’histoire de Project Warlock. A dire vrai, j’en ai déjà trop dit. Le jeu ne s’embarrasse guère d’un scénario pour justifier la boucherie à laquelle il nous propose de participer.

Mage mais aussi guerrier, le Warlock évolue au milieu d’un tourbillon de violence fait d’acier et de chair déchiquetée où se déchaînent de puissantes énergies mystiques. Poignard, hache, pistolets-mitrailleurs… qu’importe les moyens, seul compte de répandre mort et destruction. Combattre le feu par le feu, le mal par le mal. Lutter pied à pied contre un ennemi antédiluvien, répandre des torrents de sang dans une croisade sans fin contre ces démons venus d’un ailleurs aux horreurs indicibles… voilà le seul horizon du Warlock.

C’est assez pour se défouler, à condition de ne pas être allergique aux jeux de tir du début des années 90 dont Project Warlock copie soigneusement les mécaniques. C’est rapide, sanglant et répétitif. Du premier au dernier niveau, seul importe d’avancer et d’ouvrir le feu. Le reste est secondaire et même le système d’amélioration du personnage et de l’équipement passe pour accessoire.

Graphiquement, Project Warlock s’attache là aussi retranscrire l’ambiance des jeux passés. Pour autant, il ne néglige pas les effets les plus modernes et il est plus que satisfaisant d’évoluer dans ces austères décors tandis que les douilles pleuvent et que flammes font danser les ombres. Ah ! Il faut les voir, ces créatures grotesques et monstrueuses, se tordre et se distordre sous une tempête de fer et de feu jusqu’à ne former qu’un tas informe et sanguinolent ! Un bon défouloir. On pourra lui reprocher d’être un peu sombre cependant. On n’y voit goutte. Heureusement, quelques tirs ont tôt fait d’éclairer les environs (et comme on tire sans arrêt…).

Au fond l’hommage est si réussi qu’il donne envie de jouer à Doom. Pas sûr que ce soit une bonne chose pour Project Warlock.

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