Project Warlock

Paru le 18 octobre 2018

Terminé entre le 2 et le 6 décembre 2018, environ 6h.

J’ai apprécié les graphismes, à la fois fins et archaïques, les armes dont la puissance est bien retranscrite, la base de recherche perdue dans un Antarctique lovecraftien.

Je n’ai pas apprécié l’obscurité omniprésente, les niveaux peu inspirés, la facilité déconcertante du jeu.

Une bonne expérience mais qu’il y a peu d’intérêt à renouveler.

L’écran titre. Un techno mage sanguinaire et une horde de démons. Le bon vieux temps.

Tandis que certains tentent péniblement d’élaborer un scénario pour justifier la boucherie, il en est d’autres qui ne s’embarrassent pas de tels procédés. Project Warlock est de ceux-là.

D’histoire, il n’en a pas. Ou plutôt, elle n’est pas racontée. Mais tout à une histoire ! et imaginer celle-ci ne me déplaît pas. Que peut-on deviner des quelques éléments que le jeu nous donne ? Pas grand-chose à vrai dire…

Le Warlock, sorcier sans pitié, parcourt l’espace et le temps grâce à ses pouvoirs pour éradiquer les germes du mal qui éclosent en des lieux reculés, aux périodes les plus troubles de l’histoire et qui menacent sans cesse de se répandre sur notre monde pour le consumer. Des maléfices de l’âge sombre aux déviances d’un futur post-industriel en passant par d’antiques nécropoles et un Antarctique terrifiant, nul recoin ne sera assez sombre pour échapper à la traque enfiévrée de ce sorcier assoiffé de carnage.

Mage mais aussi guerrier, le Warlock évolue au milieu d’un tourbillon de violence fait d’acier et de chair déchiquetée où se déchaînent de puissantes énergies mystiques. Poignard, hache, pistolets-mitrailleurs… qu’importe les moyens, seul compte de répandre mort et destruction. Combattre le feu par le feu, le mal par le mal. Lutter pied à pied contre un ennemi antédiluvien, répandre des torrents de sang dans une croisade sans fin contre ces démons venus d’un ailleurs aux horreurs indicibles… voilà le seul horizon du Warlock.

C’est assez pour se défouler, à condition de ne pas être allergique aux jeux de tir du début des années 90 dont Project Warlock copie soigneusement les mécaniques. C’est rapide, sanglant et répétitif. Du premier au dernier niveau, seul importe d’avancer et d’ouvrir le feu. Le reste est secondaire et même le système d’amélioration du personnage et de l’équipement passe pour accessoire.

Graphiquement, Project Warlock s’attache là aussi retranscrire l’ambiance des jeux passés. Pour autant, il ne néglige pas les effets les plus modernes et il est plus que satisfaisant d’évoluer dans ces austères décors tandis que les douilles pleuvent et que flammes font danser les ombres. Ah ! Il faut les voir, ces créatures grotesques et monstrueuses, se tordre et se distordre sous une tempête de fer et de feu jusqu’à ne former qu’un tas informe et sanguinolent ! Je lui reproche toutefois d’être affreusement sombre. On n’y voit pas à deux pas ! Heureusement, quelques tirs ont tôt fait d’éclairer les environs (et comme on tire constamment…).

Au fond, le jeu atteint si bien ses objectifs que j’en suis ressorti en pensant retourner jouer à Doom, mais je ne suis pas sûr que ce soit une bonne chose pour Project Warlock !

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