Projet Sigil – Semaines des 23 juillet au 30 septembre 2018

Mercredi 26 septembre 2018

Voilà des mois que je n’ai pas mis à jour ce site ! Désespérant n’est-ce pas ?! L’on me dira que je dramatise, car après tout, je n’ai pas grande audience. Certes. Mais Projet Sigil est un projet personnel avant tout et je m’attriste de le voir dépérir ainsi. Enfin ! J’ai mille excuses pour cela, chacune plus navrante que la précédente mais, en dépit des apparences, je ne suis pas resté totalement inactif ses derniers mois !

Voici donc quelques réflexions datées de la fin du mois de juillet (je m’y plains encore du manque de temps mais il faudra s’y habituer, c’est une idée fixe).

Lundi 23 juillet 2018

Trois semaines sans rien écrire. Ce n’est pas brillant ! Mais que voulez-vous ! Mon créneau d’écriture habituel est désormais occupé par des sessions de jeux sur League of Legends ! Et puis il y a la fatigue et quantité d’autres excuses !

Comment faire pour écrire de manière régulière ? Je me pose la question. Ce journal me prend très peu de temps, mais il ne présente qu’un intérêt relativement limité car le cœur du Projet Sigil ne réside pas entre ces lignes mais bien plutôt dans les récits que je tire de mes aventures. Or celles-ci sont autrement plus longues à rédiger ! Allons ! Il faudra bien trouver le temps d’écrire. On parvient toujours à dégager du temps pour ce qui nous tient à cœur.

Mardi 24 juillet 2018

J’ai tout de même profité de mes trois semaines d’absence pour finir le génocide orc et j’avoue que je suis soulagé d’en avoir fini avec cette Ombre du Mordor. Jusqu’au bout, il n’aura été question que de tuer, tuer, tuer. Le scénario ? Il tient sur un post-it plié en quatre. Orcs tuer famille à moi, moi tuer orcs. Oh oui, pardon, il y a bien une histoire de spectre mais les cordes qui l’animent sont si grosses qu’elles pourraient soutenir le Golden Bridge. Dire que j’ai passé plus d’une cinquantaine d’heures là-dessus… Hop je désinstalle et n’en parlons plus. 40Go tout de même, ce n’est pas rien ! Surtout pour raconter si peu de choses…

Et maintenant ? Peut-être Styx : Master of Shadows. Jouer un gobelin malin et sournois dans un jeu de pur infiltration… Les antipodes de l’Ombre de la Guerre. Ça me plaît mais rien n’est encore décidé.

Mercredi 25 juillet 2018

Je l’écrivais en début de semaine, ce journal n’est pas toujours très intéressant (il prendra peut-être un peu de valeur avec le temps, dans la mesure où il deviendra une pièce d’archive, mais ça ne vaut que pour moi). Je réfléchissais donc à un moyen d’étoffer la rubrique « Jouer » du Projet Sigil et je me suis mis à envisager la rédaction de résumés de jeux. Un article, un jeu. Quelque chose de rapide mais vivant (si possible) qui permettent de se remémorer (ou de découvrir) l’intrigue d’un jeu en quelques minutes de lecture. A tester.

Jeudi 26 juillet 2018

J’ai fini par installer Far Cry 5 que je n’avais pas encore trouvé le temps d’essayer. Le manque de temps me pousse à choisir des jeux rapides, faciles à prendre en main, et qui ne nécessitent pas que l’on utilise sa cervelle. Ce n’est malheureusement pas là que Projet Sigil trouvera matière à s’étoffer… Uhmmm. Pas facile.

Dimanche 29 juillet 2018

Je navigue entre League of Legends (je suis toujours aussi nul) et Far Cry 5. Ce dernier n’est pas mauvais (après quelques heures de jeux) mais il n’apporte pas grand-chose à la série.

Mercredi 15 août 2018

Voilà quelques jours que je m’essaie à Dead Cells. Le jeu est très bon mais il exige bien plus de talents que je n’en ai ! S’il fallait le définir je dirai qu’on se trouve à mi-chemin entre un Castelvania et un Metroid, la direction artistique est excellente et l’ambiance me fait penser à Dark Souls.

Mercredi 22 août 2018

Je viens d’achever Far Cry 5. Faut-il en dresser un bilan ? Pourquoi pas.

Le jeu est très proche de Far Cry 3 et 4, bien trop à mon goût, mais cela ne m’a pas surpris. Depuis quelques années déjà, une maladie débilitante semble affliger Ubisoft (et d’autres), entravant tout effort créatif et étouffant toute entreprise audacieuse. Far Cry 5 ressemble à Far Cry 4 qui, lui-même, ressemblait à Far Cry 3. Certains m’opposeront peut-être que Far Cry doit bien ressembler à Far Cry ou encore que l’ADN de la série doit être conservé… Sans doute. Pourtant, il en faudra davantage pour me convaincre. Far Cry ne fait qu’affiner sa formule et, s’il serait bien ingrat de s’en plaindre, force est de reconnaître que les ajustements opérés par la licence, si vastes soient-ils, n’en demeurent pas moins de simples ajustements. J’entends déjà les cris d’orfraies qui s’élèvent. Comment peut-on oser qualifier de « simples ajustements » la transition entre le Kyrat[1] de Far Cry 4 et le Montana de Far Cry 5 ?! A dire vrai, le pas est facile à franchir tant ces deux régions se ressemblent… les ingrédients qui les composent sont fondamentalement les mêmes.

Pire encore, l’écriture elle-même doit subir ce recyclage perpétuel et c’est ainsi que, pour la troisième fois consécutive, Ubisoft nous place face à un antagoniste fou. A l’évidence, le studio tente de donner un successeur à Vaas Montenegro, pirate psychopathe de Far Cry 3 qui a largement contribué au succès du jeu. C’est, je crois, ne pas avoir compris ce qui faisait la force de ce personnage. Oui, il est fou, mais cette folie n’est marquante que grâce à l’excellente interprétation du doubleur (Michael Mando) et parce qu’elle s’inscrit parfaitement dans un contexte précis (celui de l’île de Rook Island où la limite entre folie et raison apparaît bien mince). Sa seule folie ne suffit ni à définir le personnage ni à expliquer son succès et reprendre cet ingrédient pour l’appliquer mécaniquement à Pagan Min puis à Joseph Seed ne pouvait donner que des résultats médiocres. Ironie de l’histoire, Ubisoft faisait dire à Vaas dans l’une de ses plus fameuses répliques que « La folie c’est refaire sans arrêt exactement la même connerie qu’on répète sans arrêt, en espérant que ça change. » Peut-être serait-il temps de tenter autre chose.

D’une manière plus générale, j’ai trouvé les personnages peu intéressants et je pense qu’il y avait sans doute mieux à faire sur le thème de la religion dévoyée. Quant à la prétendue critique de l’extrême droite américaine, elle est si timorée qu’elle passe inaperçue. Ubisoft c’est offert là une petite polémique à moindre frais. Je déplore également la surabondance de missions décalées et l’omniprésence de la vulgarité qui laisse à penser que le jeu a été calibré pour amuser un public adolescent.

La fin, inattendue, n’est pas si mauvaise. Elle nous rappelle que les thèmes du survivalisme, de la religion et de la violence physique et psychologique, de la fin du monde avaient beaucoup de potentiel mais qu’ils n’ont guère été exploité au fil du jeu. Dommage.

Vendredi 24 août 2018

J’ai passé quelques heures sur Far Cry 3 et je suis conforté dans mon opinion. L’écriture de cet épisode est nettement supérieure à celle du 5. Ne pas avoir un protagoniste muet est agréable également, d’autant que ses monologues sont toujours très à propos.

Dimanche 26 août 2018

J’ai très rapidement testé Phantom Doctrine, un jeu d’espionnage très proche d’un Xcom dans son gameplay mais davantage axé sur l’infiltration. Les mécaniques ne m’ont pas entièrement convaincues, je les trouve lourde et l’infiltration est laborieuse. En revanche, le contexte de la guerre froide m’a beaucoup séduit et peut-être que je redonnerai sa chance à ce jeu. Il faudra un peu de patience sans doute, mais je crois qu’il y a quelque chose à en tirer.

Dans la foulée, j’ai installé Total War Warhammer II auquel je n’avais pas encore eu le temps de m’intéresser. Je suis d’ailleurs passé à côté du premier épisode, pourtant, j’ai toujours été très attiré par les figurines et l’univers de Warhammer Fantasy Battle et 40K mais je n’ai jamais sauté le pas. Perdu dans la campagne de mon enfance, je n’aurai pu trouver personne avec qui jouer et je ne parle pas de mes compétences (comprendre absence de compétences) en peinture et encore moins des prix pratiqués par Game Workshop. Concernant Fantasy Battle, il est trop tard aujourd’hui puisque qu’une bonne partie de la licence a été… disons retravaillée et il ne reste plus grand-chose du lore titanesque, bâti durant une trentaine d’années. Un beau gâchis.

Concernant le jeu, je dois dire que c’est un pur produit de la série Total War. Ce n’est pas une mauvaise chose. Je ne suis pas conquis pas la direction artistique. Elle n’est sans doute pas mauvaise, mais certainement pas à mon goût. Je joue essentiellement les Elfes noirs et je les trouve trop baroques. J’aime à imaginer leurs armures plus sobres, plus sombre, quoique élégantes, à la façon des illustrations qui ornaient leur livre d’armée à la sixième édition.

D’un point de vu technique, le jeu crash régulièrement. Est-ce ma machine qui peine ? Peut-être.

[1] Etat fictif situé dans la chaîne himalayenne où se déroule Far Cry 4.

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