What Remains of Edith Finch

Paru le 25 avril 2017

 

Terminé en 2h30 environ, le 7 avril 2019.

Une expérience décevante qu’il y a peu d’intérêt à renouveler. Sans doute en attendais-je trop, fautes à de nombreuses critiques dithyrambiques que je n’ai pas su m’abstenir de lire.

Que reste-t-il d’Edith Finch ? Un journal, quelques souvenirs… une maison… d’étranges récits… Une malédiction ? Peut-être. C’est du moins ce que choisit de croire Odin Fich, l’arrière-arrière-grand-père d’Edith, après que la mort eut emporté son épouse et son jeune fils. Animé de cette étrange conviction, il déserta sa Norvège natal en 1937 en compagnie de sa fille, Edie et de son mari, Sven, pour s’établir en Amérique où, espérait-il, les Finch échapperaient à un funeste destin.

Ce destin – à moins qu’il ne faille parler de mauvais sort – en décida autrement et le navire qui devait conduire les Finch en Amérique, qui transportait également la demeure familiale que l’excentrique Odin n’avait pu se résoudre à abandonner, fit naufrage au large de l’île Orcas et c’est ainsi qu’Odin Finch sombra avec sa maison à quelques encablures du nouveau monde.

Edie et Sven, qui survécurent au drame, décidèrent alors de bâtir une nouvelle maison sur les hauteurs de l’île Orcas d’où ils pourraient contempler chaque jour l’épave à demi émergée de la demeure de leurs ancêtres. Sur ces terres naquirent bientôt trois nouvelles générations de Finch et Edie insista pour que la famille dispose de son propre cimetière.

Pour un temps, la famille profita d’une vie heureuse et Edie se prit à penser que cette malédiction, si tant est qu’elle eut existé, avait été rompue. L’avenir devait lui donner tort et au cours des décennies qui suivirent, ses cinq enfants connurent des sorts tragiques, de même que ces petits-enfants et arrières petits-enfants.

Seule survécut Edith Finch. C’est au travers de ses souvenirs que se raconte le jeu et que se dévoilent ces destins brisés. Le récit tourne autour des souvenirs, parfois flous, et des histoires de familles, souvent fantastiques, qui se transmettent de génération en génération et qui rendent la vérité difficile à cerner.

Ce que j’ai peine à cerner également, c’est l’intérêt qu’on pu lui trouver les critiques spécialisés. A sa sortie, le jeu est encensé. On loue sa narration et son gameplay, son inventivité et sa sensibilité…

Pour ma part, j’ai peine à déceler tant de qualité dans ce jeu… La narration est simple et je crois qu’il y avait mieux à faire avec le journal d’Edith que de jolis sous-titres. Quant au gameplay, changeant d’une histoire à l’autre, il n’est malheureusement jamais très efficace.

What Remains of Edith Finch n’est pas sans mérites pour autant. Il démontre, maladroitement mais tout de même, que le jeu vidéo peut proposer des expériences aussi riches et variées que la littérature ou le cinéma (pour ne parler que des deux arts les plus en vus).

Sans doute était-il encore nécessaire, même en 2017, de le rappeler. Qui pourtant peut encore douter du potentiel du jeu vidéo en la matière, sinon ceux qui ne jouent pas ?

 

 

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