A Plague Tale : Innocence

A Plague Tale : Innocence, développé par Asobo Studio, est sorti le 14 mai 2019. Je lui ai consacré environ 11h30 entre le 17 et le 24 mai 2019.

Tout commence en septembre 1348, au cœur d’une Guyenne ravagée par la guerre. Depuis presque dix ans, Edouard III d’Angleterre cherche à saper l’autorité du roi de France, Philippe VI, et à établir sa souveraineté exclusive sur la région. Les troupes anglaises, qui viennent de remporter une victoire écrasante sur les armées du roi Philippe de Valois, saccagent et pillent les campagnes françaises. La famine et la maladie s’installent sur les terres dévastées par les combats et les bois deviennent le repaire des brigands et le refuge des orphelins. 

Après des années de lutte, Robert de Rune, chevalier au service de la couronne de France, s’est retiré sur ses terres pour se consacrer aux siens. 

Amicia, sa fille aînée, a tout juste quinze ans. C’est une jeune femme rêveuse et indépendante, fière de son rang mais largement ignorante des malheurs qui accablent le petit peuple. 

Hugo est un petit garçon maladif d’à peine cinq ans. Son sang, rongé par un mal inconnu, l’oblige à mener une vie recluse, sous la garde attentive de sa mère, Béatrice, qui s’efforce de freiner la progression de son mal à l’aide de tisanes et de décoctions. Enfermés dans ses quartiers, Hugo ne connaît rien, ou presque, du monde extérieur et l’attention constante que lui porte sa mère a provoqué la jalousie de sa sœur. Robert, conscient du fossé qui menace de séparer sa fille du reste de la famille, s’est efforcé de faire son éducation. Amicia tient de lui le sens du devoir, un attachement certain à l’idéal chevaleresque et le goût de la chasse qu’elle pratique volontiers à la fronde. 

Au début de l’automne, la basse-cour du château familial est brusquement envahie par une compagnie de soldats de l’Inquisition conduite par le seigneur Nicholas qui exige que le petit Hugo de Rune lui soit remis. Son père refuse et la situation dégénère brutalement. Robert de Rune est froidement exécuté et sa demeure est mise à feu et à sang par les soldats qui recherchent l’enfant. 

Avant de se séparer de ses enfants, Béatrice fait promettre à sa fille de veiller sur Hugo et lui demande de retrouver Laurentius, un alchimiste familier de la famille de Rune. 

Profitant de la confusion, Amicia et Hugo parviennent à se faufiler à l’extérieur du manoir fortifié, désormais en proie aux flammes où ils assistent, impuissants, au saccage de leur demeure. 

Au petit matin, les enfants épuisés atteignent un petit village des environs où ils découvrent les ravages de la peste noire qui vient de se déclarer. A la nuit tombée, des nuées de rats quittent leurs abris à la recherche de nourriture, dévorant les vivants et les morts sur leur passage, effrayés seulement par la lumière des flammes. 

Ensemble, Amicia et Hugo parviennent à échapper aux soldats de l’Inquisition et à retrouver Laurentius. Le vieil alchimiste leur apprendra qu’une malédiction ancienne coule dans les veines d’Hugo. La Prima Macula, responsable de bien des malheurs. 

Amicia, déterminée à sauver Hugo et à achever le travail de sa mère, va tenter de mettre au point le remède qui stoppera la progression de la maladie. 

Dans leur quête éperdue pour échapper à l’Inquisition et trouver un traitement au mal qui coule dans le sang d’Hugo, Amicia et son petit frère se lieront d’amitié avec d’autres enfants, que les guerres et les maladies auront laissé orphelins. 

Au travers des épreuves qui se dresseront sur leur chemin, Amicia et Hugo feront connaissance l’un de l’autre et apprendront que la confiance est un chemin difficile. 

Le temps de l’innocence prend fin… 

A Plague Tale : Innocence est un jeu sombre, qui nous plonge dans un Moyen-Age crasseux et horrifique au milieu duquel les enfants, premières victimes de conflits qui les dépassent, sont pourtant la seule lueur d’espoir. C’est par leur biais que l’on perçoit la beauté du monde, la dureté de la condition humaine. 

Les personnages, l’intrigue qui les lie et surtout l’ambiance qui se dégage de cet univers magnifiquement reconstitué et mis en scène constituent les pièces maîtresses de A Plague Tale : Innoncence. Il faut également mentionner la musique qui sait s’adapter, toujours, au moment. 

Mécaniquement, le jeu repose sur des bases solides et éprouvées auxquelles il n’apporte pas de grandes nouveautés hormis, bien sûr, la faculté donnée au joueur de contrôler, plus ou moins directement, des hordes voraces de rats. Cette nuée, en apparence chaotique, peut être dirigée et même contrôlée à l’aide du feu, de la lumière et d’autres composés alchimiques offrant au joueur des moyens, des armes parfois, pour se frayer un chemin dans un univers sombre et sans pitié.

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